Le Figuier (Takia et Colette)

CRÉATION 2026

Conception, écriture et interprétation : Emmanuelle Jacquemard et Anissa Kaki / Collaboration artistique : Karima El Kharraze / Regard extérieur au jeu : Chloé Bonifay / Scénographie : Cerise Guyon / Création sonore : Zoé Kammarti / Création lumière : Aloïs Cros et Alexandra Vinson / Costumes : Françoise Léger Pirus / Regard chorégraphique : Lou Lenormand / Accompagnement à l’administration et à la production : Elvire Beugnot

C’est l’histoire d’une friche, d’un jardin, d’une terre qui a en son centre un figuier. Cet espace est menacé de destruction par un grand projet immobilier. Le spectacle suit le combat de deux femmes, Émilie et Lydia, pour défendre ce figuier qui a pour elles une très grande importance : c’est le lieu de l’amitié de leurs grands-mères, Takia et Colette.

Lydia et Émilie, deux femmes d’une trentaine d’années, racontent partout autour d’elles que leurs grands-mères, Takia et Colette, les ont élevées ensemble. Malgré leurs différences, Takia et Colette étaient les meilleures amies du monde et ont grandement œuvré pour créer un espace de nature partagé au cœur d’un quartier populaire de Sartrouville, « La Terre du Figuier », qui s’est développé autour d’un figuier centenaire. Il revient aujourd’hui à Lydia et à Émilie de sauver cet espace, menacé de destruction par les appétits immobiliers du Grand Paris. Réalisatrice de documentaires, Lydia est venue filmer la Terre du Figuier pour rendre visible la lutte que mènent les habitant·e·s. Lors de ce tournage, elle interviewe son amie d’enfance, Émilie, devenue une militante associative en vue et approchée par le parti écologiste pour devenir tête de liste aux prochaines élections de la métropole du Grand Paris. Lydia montre cette séquence à la productrice de son film : celle-ci lui demande de construire son documentaire autour du personnage d’Émilie. Voici Lydia chargée de raconter l’histoire idyllique d’une intégration comme toute la France en rêve…

Pourquoi certaines histoires sont-elles plus écoutées lorsqu’elles sont racontées du point de vue de la majorité ? Comment une histoire d’amitié peut-elle contribuer à rendre visible une lutte ? Et si le figuier, et l’écosystème qui l’entoure, finissaient par prendre les commandes de cette histoire ?


Production : Compagnie 411 Pierres
Coproduction : L’Azimut, Antony et Châtenay-Malabry
Avec le soutien de la Drac Île-de-France, de la Spedidam, du Collectif 12, Mantes-la-Jolie, du Théâtre des 13 vents, Centre dramatique national de Montpellier, des Ateliers Médicis dans le cadre du programme Création en Cours
Accueil en résidence : le Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis, dans le cadre de ses compagnonnages ; le Théâtre de la Nacelle – Communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise ; La Générale (Paris).